Chronologie Rasta

Historique Rasta

Half of the story has never been told
Proverbe Rastafarien





On ne saurait résumer l'histoire du Mouvement Rastafari par une série (aussi longue soit-elle) de dates juxtaposées. Le propos de cette chronologie ne consistera donc pas à retracer dans le détail l'Histoire ou les histoires. du courant Rasta. Cette succession chronologique permet toutefois de préciser certaines dates repères, charnières et majeures qui ont marqué le destin de cette communauté. La datation de certains évènements se révèle parfois approximative et sujette à caution. Du reste, pour le peuple de Jah : « Rasta is an inborn concept », sans commencement ni fin. Cet historique est nécessairement lacunaire, il ne pouvait en être autrement. Quant au devenir du mouvement Rasta, Time will tell... Trois points suspensifs pour un temps suspendu. « Il n'y a pas d'avenir sans mémoire ».

Au commencement était...

1010-970 av. JC : Règne du roi David.

970-931 av. JC : Règne du roi Salomon. Selon la tradition livresque éthiopienne (le Kebra Negast), Haïlé Sélassié s'inscrit dans la légendaire lignée salomonique.

586 av. JC : Nabuchodonosr s'empare de Jérusalem. Déportation des judéens à Babylone.

500 av. JC : Naissance du royaume d'Axoum.

320 : conversion de l'Ethiopie au christianisme.

480 : le christianisme éthiopien adopte le monophysisme et le monachisme copte.

640 : L'invasion islamique dans la vallée du Nil isole l'église d'Ethiopie du reste de la chrétienté.

1494 (4 mai) : Christophe Colomb découvre la Jamaïque.

1503-1611 : en l'espace d'un siècle, le peuple Arawak a subit un terrible génocide. En rupture de main d'œuvre, les grands empires, à l'instar de l'Espagne, entreprennent la déportation massive de populations africaines vers les caraïbes.

1655 : La Jamaïque passe définitivement sous le joug anglais.

1655-1734 : Les nègres marrons résistent au pouvoir colonial.

1784 : Introduction de l'éthiopisme en Jamaïque : le pasteur George Liele fonde l'Ethiopian Baptiste Church.

1807 : Malgré l'abolition officielle de la traite négrière, l'esclavage perdure en Jamaïque.

1816 : Retour en Afrique : Paul Cuffee parvient à rapatrier 38 noirs en Sierra Leone.

1831 : révolte d'esclaves sous la férule de Sam Sharpe.

1838 (premier août) : Abolition effective de l'esclavage en Jamaïque.

1845 : des travailleurs indiens (Inde) émigrent à la Jamaïque. Ils seraient à l'origine de l'apparition de la Ganja en Jamaïque.

1860 : « Great Revival » : le grand réveil religieux. Ce renouveau religieux se traduit par l'émergence d'une multitude de nouveaux cultes et autres sectes en Jamaïque.

1865 (premier octobre) : révolte de « Morant Bay » dirigée par William Gordon et Paul Bogle.

1887 (17 août) : Naissance de Marcus Mosiah Garvey, dit le « Moïse Noir ».

1889 : Ménélik II accède au trône.

1892 (23 juillet) : Naissance de Tafari Makonnen.

1896 : Victoire des guerriers abyssins contre l'armée italienne à la bataille d'Adoua.

1898 (16 juin) : Naissance de Leonard Percival Howell à May Crawle, considéré comme le fondateur du mouvement Rastafari.

1913 : Mort de l'empereur Ménélik II.

1914 : Création de l'UNIA (Universal Negro Improvement Association) : « Association Universelle pour le Progrès des Noirs ».

1916 : Si l'on s'en tient à certains témoignages, Marcus Mosiah Garvey, « le prophète » aurait prononcé les paroles suivantes : « Regardez vers l'Afrique : un roi noir sera couronné. Il sera le rédempteur »

1919 : Parution d'un livre considéré comme prophétique : A black man will be the coming king, proven by biblical history du Révérend garveyite James Morriss Webb.

1921 : suite à une marche collective, le prédicateur Alexander Bedward (considéré par certains historiens comme l'un des précurseurs du mouvement rasta) est emprisonné.

1924 : Publication du livre de Robert Athlyi Rogers « The Holy Piby », texte fondateur du courant Rastafari.

1925 : apogée de l'UNIA.

1925 : Dans le prolongement épigonal d'Athlyi, Le Révérend Charles F. Goodridge (de la Barbade) et Grace Jenkins Garrison fondent une nouvelle église en Jamaïque : The Hamitic Chuch.

1925 : Condamné pour fraude à deux ans de prison, Garvey est incarcéré au pénitencier fédéral d'Atlanta.

1926 : Publication en Jamaïque d'un texte proto-rasta, Royal Parchment Scroll of Black Supremacy du Reverend Fitz Balintine Pettersburgh.

1928 (7 octobre) : Ras Tafari est sacré Négus (roi).

1930 : Ras Tafari est couronné empereur d'Ethiopie et prend le nom d'Haïlé Sélassié Ier. Le Mouvement Rasta est né.

1932 : Howell commence à propager la doctrine rastafarienne. Hibbert, Dunkley, Hinds et Howell diffusent « la grande nouvelle ».

1934 : Arrestation de Leonard Howell et de son bras droit Robert Hinds.

1935 (3 octobre) : Début du conflit italo-éthiopien. Les troupes de Mussolini envahissent l'Ethiopie.

1935 (7 décembre) : Un article du Jamaica Times évoque l'existence du mouvement Nyabinghi.

1935 : Leonard Howell publie, sous le pseudonyme de G. G. Maragh, « The Promised Key » (La clé Promise).

1936 : Exil d'Haïlé Sélassié en Grande Bretagne. Le négus reçoit un soutien considérable de la part de la diaspora noire.

1937 : Création de l'Ethiopian World Federation Inc. (EWF).

1938 : Grèves et émeutes se multiplient en Jamaïque.

1940 (10 juin) : Décès de Marcus Garvey à Londres.

1940 : Howell fonde l'Ethiopian Salvation Society.

1941 : Retour triomphal de l'empereur en Ethiopie.

1945 (6 février) : Naissance de Robert Nesta Marley.

1949 : Ras Boanerges et ses pairs fondent la Youth Black Faith.

1954 : Un vaste raid policier dévaste définitivement la communauté du Pinnacle, dirigée par Howell. Le mouvement prend cependant de l'ampleur dans plusieurs ghettos de Kingston.

1955 : L'empereur éthiopien accorde une concession territoriale à la diaspora noire : Shashamane dans la vallée de Goba. De nombreuses familles rastas y vivent actuellement.

1958 : Prince Emmanuel Charles Edwards convoque la première convention Nyabinghi.

1959 : Haïlé Sélassié affranchit l'église éthiopienne de la tutelle du patriarcat copte d'Alexandrie. L'Eglise orthodoxe éthiopienne devient autocéphale.

1959 : Le révérend Claudius Henry annonce l'heure du rapatriement.

1961 : Des chercheurs de l'université des West Indies effectuent un rapport sur le mouvement Rastafari.

1961 : Première « Mission to Africa » : une délégation de rastas et d'officiels jamaïcains entreprend une tournée transafricaine pour étudier les possibilités d'un éventuel retour en Afrique.

1961 : Ras Sam Brown fonde le Black Man's Party et se présente aux élections, en dépit du désaccord de nombreux natty dreads.

1962 (6 août) : la Jamaïque est officiellement déclarée indépendante.

1963 (avril) : événements sanglants de Coral Gardens. S'ensuit une violente répression policière.

1963 (25 mai) : Création de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) à Addis-Abeba.

1964 : Sur l'ordre du gouvernement, les camps de Back-O-Wall sont rasés par les bulldozers.

1965 : Deuxième « Mission to Africa ».

1966 : « Grounation Day » : visite officielle de Haïlé Sélassié en Jamaïque. Des milliers de rastafariens se réunissent à l'aéroport de Kingston pour accueillir le Roi des rois.

1966 : Après le départ de l'empereur, les camps de Ras Sam Brown et de Prince Emmanuel sont détruits.

1967 : victoire du JLP aux élections.

1968 : Dr Vernon Carrington dit « Prophet Gad » fonde les Douze Tribus d'Israël, une des tendances rastas les plus influentes.

1974 (12 septembre) : Révolution en Ethiopie : déposition de l'empereur.

1975 (27 août) : Date officielle du décès d'Haïlé Sélassié Ier. Le Derg s'installe au pouvoir.

1976 : des aînés nyahbinghi fondent le « Haile Selassie I Theocracy Government » à Bull Bay : conseil des anciens.

1981 : Décès de Leonard Howell, le premier rasta et de Bob Marley, celui qui aura le plus contribué à la diffusion internationale de l'esprit Rastafari.

1983 : Le fils aîné de l'empereur, le Prince Asfa Wossen fonde en Angleterre une nouvelle organisation rastafarienne : l'IEWF (Imperial Ethiopian World Federation). Lors des années 90, l'IEWF se présentera à plusieurs reprises aux élections en Jamaïque.

1984 : Les Falashas (juifs noirs d'Ethiopie) émigrent massivement en Israël. Pour certains, les Falashas sont les descendants des Lévites ayant accompagné le déplacement des l'Arche par Ménélik I en Ethiopie.

1985 : « Handsworth Revolution !».En Angleterre, les forces de l'ordre s'affrontent à la communauté caraïbéenne et aux rastas.

1986 : Un rastafarien du nom d'Enerva Trotman est élu pour la première fois à la chambre parlementaire de la Guyane Anglaise.

1992 : de vastes rassemblements rastafariens fêtent le centenaire de la naissance d'Haïlé Sélassié.

1996 (14 novembre) : Le Conseil économique et social des Nations Unies reconnaît l'International Rastafarian Development Society comme une organisation non-gouvernementale.

1999 : Un jugement sans précédent judiciaire pour les partisans du slogan « Legalize it » : Ras Iyah Ben est acquitté après avoir été inculpé de possession de cannabis. La justice de Guam ayant reconnu l'usage sacramentel du cannabis.

1999 : Kaya, le père du seggae mauricien est assassiné dans sa cellule après avoir été arrêté par la police pour possession de ganja.

2000 : Rastafari in the next millennium...

2001 : Triste année pour les elders : in memoriam Ras Pidow, Bongo Time, dépositaires de la mémoire du mouvement...

2002 : De nombreuses rencontres et conférences internationales visent à l'unification du Mouvement Rastafari.

2003 : soon come.

“Et Babylone, la perle des royaumes, le superbe joyau des Chaldéens sera comme Sodome et Gomorrhe, dévastée par Dieu.” Isaïe XIII-19
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# Posted on Sunday, 04 January 2009 at 9:01 AM

Haïle Sélassié Ier

 Haïle Sélassié Ier
(né Täfäri Mäkwännen le 23 juillet 1892 à Ejersa Goro en Éthiopie et mort le 27 août 1975 à Addis-Abeba, Éthiopie), fut le dernier empereur d'Éthiopie de 1930 à 1936 et de 1941 à 1974. Il est considéré par la plupart des Rastas comme étant le « dirigeant légitime de la Terre » (Earth's rightful ruler) et de surcroît le Messie, en raison de son ascendance qui, selon la tradition chrétienne orthodoxe éthiopienne, remonterait jusqu'aux rois Salomon et David.

Règne


2 novembre 1930 - 12 septembre 1974
Sacre 2 novembre 1930
(Cathédrale Saint-Georges d'Addis Abeba)
Dynastie Dynastie Salomonide
Titre complet Son Impériale Majesté Haile Selassie I, Roi des Rois d'Ethiopie, Seigneur des Seigneurs, Lion conquérant de la Tribu de Judah, Lumière du Monde, élu de Dieu
Prédécesseur Zaoditou I
Successeur Aman Mikael Andom (de facto, Président du Derg)
Amha Selassie Ier (de jure, couronnée en exil)
Biographie
Nom de naissance Tafari Mekonnen
Naissance 23 juillet 1892
Ejersa Goro, Province du Harar, Éthiopie
Décès 27 août 1975
Addis Abeba,
Éthiopie
Père Ras Makonnen Wolde Mikaél Gudessa
Mère Yeshimebet Ali Abajifar
Consort(s) Menen Asfaw
Descendance Romanework Haile Selassie
Princesse Tenagnework
Amha Selassie Ier
Princesse Tsehai
Princesse Zenebework
Prince Makonnen
Prince Sahle Selassie


De l'enfance au règne

Hailé Sélassié est né dans un petit village de la province du Harar, Ejersa Goro en Éthiopie, sous le nom de Täfäri Mäkonnen.Täfäri signifie littéralement "celui qui est craint" et Mäkwännen, simplifié en Mäkonnen, est le prénom de son père qui signifie "grand, noble". Il garda ce nom jusqu'au 3 avril 1930, date de son accession au trône d'Éthiopie comme Roi des Rois.

Son père est Ras Makonnen, gouverneur de Harar et sa mère est Woyzero (wäyzäro, madame) Yäshimabät Ali. Il n'a pas connu sa mère, morte du choléra le 14 mars 1894. Son père, grand artisan de la victoire d'Adwa contre les Italiens (1er mars 1896), mourut le 21 mars 1906, laissant Tafari aux bons soins de l'empereur Ménélik II (Dägmawi Ménilek ).

En juillet 1911, il épousa Woyzäro Menen Asfaw, fille de Jantirar Asfaw d'Ambassel et petite-fille maternelle du roi Mikaél du Wollo (Wällo). L'empereur Hailé Sélassié et l'impératrice Menen eurent six enfants : princesse Tenagnework, prince couronné Asfaw Wossen, princesse Tsehay, princesse Zenebeworq, prince Makonnen duc de Harrar, et prince Sahle Sélassié. Hailé Sélassié avait également une fille d'un ancien mariage, la princesse Romaneworq.

L'accession au pouvoir

Le 27 septembre 1916, une assemblée de nobles avec l'accord de l'Église orthodoxe d'Éthiopie déposa l'empereur Lij Yassou (Yassou V), petit-fils et héritier de l'empereur Ménélik II, pour suspicion de conversion à l'islam. La fille de Ménélik, Zaoditou (Zäwditu) fut alors proclamée impératrice d'Éthiopie et son cousin le Ras (duc) Tafari, Prince héritier (alga-wärash) et Régent de la couronne (endärassié). En tant que Ras Tafari (celui qui est redouté en amharique), il exerça la réalité du pouvoir sous le règne de sa cousine l'impératrice Zaoditou puis comme roi (négus) de 1928 (7 octobre) jusqu'en 1930. À la mort de Zaoditou le 2 avril 1930, il prit le titre d'empereur. Il fut couronné le 2 novembre 1930 sous le nom de « Hailé Sélassié Ier (pouvoir de la Trinité), Roi des Rois d'Ethiopie, Seigneur des Seigneurs, Lion conquérant de la tribu de Juda, Lumière du Monde, élu de Dieu » : Gärmawi Qädamawi Haylä Sellassé, negusä nägäst zä'Ityopya, moa anbessa zä'emnägädä yehuda, berhanä aläm, seyumä Egziabhér (en amharique).

Hailé Sélassié développa la politique de modernisation progressive lancée par l'empereur Ménélik II, permettant ainsi l'admission de l'Ethiopie dans la Société des Nations en 1923 et décrétant la première constitution du pays en 1931. Il supprima également une pratique très ancienne, l'esclavage, dans l'Empire par des décrets pris en 1918 et 1923.

Un meneur africain
Entretenant une bonne entente avec le président américain Franklin Roosevelt et également avec les autres Alliés, l'Empereur obtient l'entrée de l'Ethiopie dans l'ONU dès sa fondation. Adoptant une position de non-aligné pendant la période de Guerre froide, par sa participation à la conférence de Bandung, Sélassié œuvra également à l'indépendance du continent africain et à son unification. L'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) fut fondée en 1963 à son instigation et établit son siège à Addis Abeba.

Modernisation et crise

À la suite d'une tentative de coup d'État en décembre 1960, à laquelle fut mêlée le prince héritier Asfaw Wossen, il poursuivit une politique plus conservatrice, alignant l'Éthiopie avec l'Occident contre les gouvernements africains plus radicaux. Des mécontentements croissants parmi les étudiants et une partie des élites entraînèrent son renversement le 12 septembre 1974, conséquence d'un coup d'État militaire mené par un groupe de militaires, parmi lesquels Mengistu Hailé Maryam. Les médias relayèrent la nouvelle de sa mort en prison le 27 août 1975, suite à une opération de la prostate, mais une mort par strangulation ou par étouffement est bien plus vraisemblable. Sa dépouille fut enterrée sous les toilettes du palais imperial[réf. nécessaire] du dictateur Mengistu qui fut défait en 1991. Le défunt empereur, dont on retrouva les restes en 1992, reçut des funérailles populaires le 5 novembre 2000 en la cathédrale de la Trinité d'Addis Abeba.

RasTafari
Icône de détail Article détaillé : Mouvement rastafari.

Parmi les adeptes du mouvement Rastafari, un mouvement spirituel qui s'est développé dans les années 1930 en Jamaïque sous l'influence du mouvement « Back to Africa » (Retour vers l'Afrique) de Marcus Garvey et des prêches de Leonard Percival Howell, Hailé Sélassié est considéré comme un messie noir qui mènera la diaspora et les peuples africains vers la liberté. Beaucoup de Rastas pensent que Sélassié est encore vivant et que la mise en scène médiatique de sa mort fait partie d'un complot visant à discréditer leur spiritualité. D'autres affirment que Jah, c'est-à-dire Dieu, est toujours vivant, quand bien même la présence terrestre de Sélassié ne serait plus visible.

Un discours prononcé par Hailé Sélassié aux Nations unies en 1963 est devenu une des chansons cultes de Bob Marley : War, sur l'album Rastaman Vibration. L'empereur parlait essentiellement de paix et d'espoir, de douleur également mais toujours de non-violence. Hailé Sélassié, chrétien pratiquant, a relativisé les croyances du Rastafari le proclamant comme messie. Une visite d'État en Jamaïque en 1966, où Sélassié fut salué par une foule très nombreuse dès son arrivée à l'aéroport, marqua profondément le monarque. Après sa visite, l'empereur confia à un clerc éthiopien, l'Abuna Yesehaq : « Il y a un problème en Jamaïque... Veuillez aider ces personnes. Ils comprennent mal, ils ne comprennent pas notre culture... Ils ont besoin d'une Église établie et vous êtes désigné pour y aller ». L'Église éthiopienne orthodoxe s'installa alors en Jamaïque pour convertir les rastas au christianisme tewahedo.
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# Posted on Sunday, 04 January 2009 at 9:09 AM

celebration de noel

celebration de noel
LEDET : Noël éthiopien



Si dans nos contrées occidentales Noël est fêté le 25 décembre, en Ethiopie les festivités de la nativité, traditionnellement appelées Ledet (naissance) ou Gänna se déroulent le 6 ou 7 janvier selon les années (qui corespond au 29 du mois de Tahäsas selon le calendrier julien utilisé dans le pays), conservant ainsi la véritable date de la naissance du Christ. Il faut noter que Noël y est considéré comme étant moins important que ne l'est Pâques, appelée Fasika. En effet, non seulement la chrétienté orthodoxe éthiopienne se centre plus sur Marie que sur le Christ, mais aussi parce que la mort de Christ est considérée comme étant plus importante que sa naissance. Ainsi Pâques est plus largement fêtée : si seuls les éthiopiens les plus pieux jeûnent avant Ledet, jeûne appelé Tsomä Gahad d'une durée de 40 jours, la majorité de la population procéde au jeûne pendant les jours précédant les festivité pasquales. Durant les 6 jours avant Gänna, de nombreux éthiopiens partent en pèlerinage en famille terminant leur parcours, pour la plupart dans la région sainte de Lalibela (ancienne Roha) où il y a une connexion particulièrement forte avec le Christ puisqu'il y serait apparu au XIIIème siècle.


Aux alentours de l'an 335 Ezana, roi d'Axoum, converti par deux moines coptes de Syrie Frumence et Edésius, adopte le christianisme, venu avec des communautés judéo-chrétiennes d'Arabie, comme religion officielle de son royaume, faisant ainsi de l'Éthiopie l'un des plus vieux pays chrétiens et le seul, en Afrique, qui ait donné au christianisme un caractère africain particulier, tout en intégrant les apports reçus des chrétientés d'Orient et d'Occident. L'Église d'Éthiopie se sépare de Rome au Vème siècle, après la controverse lors du Concile de Chalcédoine en 451 à propos de la nature du Christ : si l'Eglise de Rome y concidère que dans la personne du Christ existe deux natures (humaine et divine), par oppostion, la chrétienté orthodoxe d'Abyssinie reste attachée à la notion originelle de "l'unique nature incarnée du Verbe de Dieu" adoptant ainsi une doctrine monophysite. Jusqu'en 1959, l'Eglise orthodoxe étiopienne était placée sous la juridiction du patriarche copte d'Alexandrie, et depuis cette dâte s'est constituée en Église totalement indépendante, sous l'impulsion progressive du Negusa Negast Haïlé Sélassié.

A la suite du déclin de l'empire axoumite, le pouvoir fut transféré, au XIIème et au XIIIème siècle, à Roha, dans la région de Lasta. Le site reçut le nom du roi Gebra Maskal Lalibela (1181?-1221?), de la dynastie des Zagoué qui y régna pendant plus d'un siècle . Contemporain de Saladin, Lalibela, canonisé par l'Eglise étiopienne, se met en tête de bâtir une nouvelle Jérusalem et va faire creuser dans la roche onze églises, dont certaines se veulent des répliques des lieux de culte de la Ville trois fois sainte. Les artisans de Lalibela se sont inspirés d'une technique ancienne, utilisée pour la construction des églises troglodytes archaïques du Tigré. La légende dit que les travaux ont pris vingt-trois ans. Les archéologues, eux, penchent plutôt pour un siècle. De la splendeur de cette nouvelle Jérusalem placée sur la Liste du patrimoine mondial qui culmine à 2480m d'altitude, abandonnée au XIVème siècle, il ne reste rien ou presque, hormis ces églises reliées entre elles par un dédale de tunnels et de passages qui débouchent sur des grottes d'ermites et des catacombes.
C'est donc dans les sanctuaires de Lalibela séparés en deux groupes par le canal de Yordanos, censé représenter le Jourdain, que les fidèles achèvent leur pélerinage pour y célèbrer Gänna. Une croix monolithe marque le point de départ d'un parcours sacré effectué par les pèlerins qui assistent aux offices chantés en langue liturgique, le guèze, ancêtre de l'amharique dans les différents églises : Bieta Medani Alem ("Maison du Sauveur du monde"), la plus haute et la plus vaste de Lalibela, se présentant comme la reproduction de la cathédrale Sainte Marie de Sion d'Axoum, détruite en 1535 par les armées de l'envahisseur musulman Gragne ; Bieta Maryam ("Maison de Marie") où le Christ y aurait fait une apparition, alors que le souverain Lalibela était en prière ; Bieta Maskal ("Maison de la Croix") ; Bieta Denaghel ("Maison des Vierges martyres") ; Beita Ghiorghis, en forme de croix, dédiée à Saint Georges, le chevalier qui a terrassé le dragon ; la Maison d'Emmanuel ; l'église de Gabriel et Raphaël ; Bieta Debre Sina ("Maison du Mont Sinaï") plus fréquemment appelée Bieta Mikaël ; Bieta Golgotha interdite au femmes ; Le Tombeau d'Adam... Comme dans les mosquées les fidèles sont priés de se déchausser. Les femmes, pour être admises dans certains de ces lieux, se doivent de revêtir un foulard.
La veillée de Ledet est célébrée par un service religieux. La foule reçoit des chandelles en arrivant vers le lieu de la cérémonie autour duquel, après avoir allumé les bougies, la population marche à trois reprises, avant de s'arrêter et de se masser autour de celle-ci des heures durant, les cérémonies orthodoxes étant longues nécessitant la présence nombreux membres du clergé. Les prêtres dansent calmement, se balançant d'un côté à l'autre en rythme avec leurs sistres (percussions métalliques), tandis que les plus jeunes se rassemblent autour d'un percussionniste frappant le käbäro, percussion traditionnelle éthiopienne, dansant et sautant, pour finir presque dans un état de transe. Les garçons et hommes se séparent des filles et femmes lors de la procession, chacun de l'un et de l'autre côté de l'église. La cérémonie commence calmement, et se poursuit durant la nuit en crescendo, la musique qui émane de l'église étant entendue au loin jusque tôt le matin. A la fin des cérémonies, le jeûne est cassé avec la traditionnelle et locale enjära , galette préparée avec une céréale locale, le Téf. L'enjära sert à la fois de galette sur laquelle est placée le plat principal, mais sert aussi à porter la nourriture vers la bouche. L'enjära est généralement accompagné de doro wät, un ragoût de poulet en sauce épicé. Les alcools locaux, comme le tädj , sorte d'hydromel confectionné à base de miel, complète le repas.

Au matin, une procession colorée fait son chemin en direction du sommet d'une colline toute proche, où un service est conduit. Trois jeunes hommes marchent en tête de la foule, fouettant de gauche à droite pour que les gens restent en ligne. Les plus pieux sont nourris avec le pain et le vin qui ont été bénis par les prêtres. Après le service, tout le reste de la journée est consacrée à danser, à faire la fête, ou encore à pratiquer le rituel sport de Noël, le gänna, sorte de hockey sur gazon local qui se joue avec des crosses et des balles en bois, et où deux équipes adverses s'affrontent. Tellement populaire à cette période de l'année que ce jeu a donné son nom à la Fête de Noël .


Dans la tradition éthiopienne, il n'y a pas l'arbre de Noël, cet us étant hérité des anciens cultes païens occidentaux et repris par les Eglises d'Occident. Cependant, dans les grandes villes, comme la capitale d'Addis Abäba , il commence petit à petit à faire son apparition mais le don des présents n'est pas répandu. Seuls les enfants reçoivent de simples et humbles cadeaux, tels des vêtements neufs...



Joyeux Lebet à Tous...


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# Posted on Sunday, 04 January 2009 at 9:47 AM

recette ital

Ragoût Ital
(4-6 personnes)

Ingrédients
- 2 tasses de haricots secs - deux tasses de grains de maïs frais - 3 tasses de lait de noix de coco
- 2 pommes de terres - 3 carottes - un peu de margarine de soja
- 2 tasses d'ignam coupés en dés. - 2 poireaux - 7-12 grains de piments
- 2 patates douces - 3 gousses d'ail - 3 branches de thym fraîches
- 12 gombos de taille moyenne - 1 petit poivron vert - 2 tasses de farines

Trempez, la veille au soir, les haricots dans de l'eau. Coupez l'ail, le thym et les autres légumes.
Faites bouillir les haricots avec les poireaux, le piment, le thym, l'ail et le poivron. Ajoutez ensuite le lait de coco, et faites chauffer.
Ajoutez ensuite les légumes coupés en morceaux. Pétrir la farine avec de l'eau pour faire des petites boulettes.
Ajoutez-les à la casserole de légumes, et faites bouillir jusqu'à ce qu'elles soient cuites.
Quand le ragoût commence à s'épaissir, ajoutez la margarine de soja et faites mijoter jusqu'à ce que tout soit parfumé.
Servez avec du riz et une salade.

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Sauce bananes plantain et noix de coco

Dans une poêle, faites cuire à l'huile végétale des carottes en tranches, des oignons en tranches, de l'ail, des bananes plantain en tranches, du paprika et de la noix de coco râpée.
Faites chauffer un peu, et ajoutez de l'eau, du poivre et du curry.
Faites cuire jusqu'à ce que la sauce soit épaisse.
Vous pouvez ajouter du Tofu. Servir avec du riz.

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Sauce tamarin
Ingrédients
Graines de tamarin
Poudre de coriandre
Poudre de paprika
Poudre de piment
Poudre de cumin

Faire bouillir les graines de tamarin jusqu'à obtenir une sauce bien épaisse.
Enlever la pulpe et remettez le liquide dans la casserole. Laisser bouillir.
Ajouter les autres ingrédients et faire mijoter pendant 10 minutes.
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Rouleaux de légumes frais

Ingrédients
120 grammes de nouilles de riz ramollies dans l'eau
1 et 1/2 tasses de carottes râpées
1 et 1/2 tasses de concombres râpés
2 cuillères à soupe de coriandre frais
3 cuillères à soupe de cacahuètes concassées finement
1 cuillère à soupe de sauce soja
1 cuillère à café de gingembre frais
1 cuillère à café d'ail haché
6 à 10 galettes de riz

Dans un grand saladier, mettre nouilles, carottes, coriandre, concombre.
Dans un petit bol, mélanger les cacahuètes, le soja, le gingembre et l'ail et ajouter le tout aux légumes.
Ramollisser les galettes de riz dans de l'eau chaude.
Etaler 2 galettes l'une sur l'autre, les recouvrir du mélange de légumes et former un rouleau.
Faire frire les rouleaux puis les mettre au frais.

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Masala Puri

Ingrédients
2 grosses pommes de terre
yaourt de soja
Mélange d'épices (Bombay Mix)
Piments
1 petit oignon
Coriandre frais
Sauce tamarin

Couper les pommes de terre en cube et les faire bouillir (mais pas trop).
Dans un saladier, verser un peu de yaourt. Ajouter la moitié de la sauce tamarin et bien remuer.
Couper le piment, les oignons, et les ajouter au saladier avec les pommes de terre.
Couvrir le tout de yaourt.
Juste avant de servir, ajouter des épices indiennes et bien mélanger .
Ajouter l'autre moitié de la sauce tamarin et parsemer la salade des feuilles de coriandre.
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Croquettes de Yatties

« Yatties » est la transcription rasta du terme écossais « tatties » signifiant « potatoes ». La pomme de terre est remplacé ici par le yam (se renseigner auprès des boutiques spécialisées. Le yam (dioscorea batatas) est une tubercule d'orient à peau épaisse. Les gourmets jamaïcains affectionnent tout particulièrement ce féculent qui se cuisine comme la plupart des pommes de terre).

Ingrédients
900 g. de yam.
55 g. de beurre non salé (sans beurre pour les Italistes végétaliens).
1 oignon de taille moyenne.
2 cuillères à soupe de persil.
Poivre noir en grain fraîchement moulu.
Huile végétale pour friture.

- Peler et laver les yams.
- Couper les en morceaux et faites bouillir.
- Egoutter une fois cuit.
- Ecraser les yams avec le beurre jusqu'à obtention d'un mélange onctueux.
- Peler l'oignon et hachez le finement.
- Emincer le persil.
- Ajouter et mélanger le persil et l'oignon à la purée ainsi que le poivre moulu.
- Faire chauffer l'huile à feu doux dans une poêle à fond épais
- Verser dans l'huile chaude des cuillerées de purée et laisser frire jusqu'à coloration.

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Pain de banane
Ingredients
200 g de beurre ramolli
1/2 tasse de sucre
2 oeufs
2 tasses de farine
1 c. à café de bicarbonate de soude
3 bananes bien mûres écrasées à la fourchette
1 c. à café d'extrait de vanille Beurre
Chauffer le four à 250° .

Mélanger le beurre ramolli et le sucre, puis ajouter les neufs battus, la farine, le bicarbonate de soude, les bananes et la vanille. Malaxer fermement la pâte.
Beurrer une plaque à four et y déposer la boule de pâte. Enfourner durant 50 minutes.
Vérifier la cuisson en enfonçant la lame d'un couteau pointu à l'intérieur du pain.
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# Posted on Sunday, 04 January 2009 at 10:13 AM